Le 10 juillet 2008, le Mouvement des Clandestins, en session
plénière, a décidé l’envoi d’une mission d’observation
sur l’ île de Rhodes, pour vérifier le bon fonctionnement
du miroir satierique,instrument de la transmutation
des images ( confer communiqué du 27 avril 2008 ). L’objectif
étant de voir, in situ, si la surface réfléchissante
du miroir satierique peut être affectée par la
proximité de la 7e Merveille du Monde. Certains membres
ont, en effet, émis l’hypothèse que dans la lunette, où
l’on se rince l’oeil, puisse miroiter une image colossale.
Pour le Grand Iconoclaste,
le bureau des méthodes.
miroir satierique,
modèle déposé à
l’INPI, distribué par les
clandestins
Bientôt commercialisation du miroir Satierique...
Le miroir satierique : est un instrument de la transmutation des images. Il est conçu pour renvoyer non pas l’apparence des choses, mais une réalité sous- jacente, induite par le cadre du miroir ( lunette d’abattant de WC) qui est l’élément de connotation. Celui qui se regarde dans le miroir satierique doit s’imaginer scandaleusement et autrement qu’il se voit.
Concile de la Jassette (avril 2008)
Le 27 avril 2008, jour du souvenir, par un temps clair et venteux, en un lieu secret du pays de la révocation ( l’endroit même où fut présenté, en avril 1985, l’habit sans dessus-dessous pour le Collège de Patarchitecture ) les Clandestins, réunis en concile, ont promulgué un décret contre les images. Ce décret ( dit décret copronyme en souvenir de Constantin V ) une fois promulgué, le grand iconoclaste a sonné l’hallali avec un tube en carton. Le cor a résonné dans le vallon, réveillant le souvenir de Roland et de tous les guérilleros pourfendeurs d’idoles. Aie, aie, aie… que sont devenues les belles images d’antan ? Elles nous laissaient croire des choses… moqueuses comme la Joconde avec son sourire en coin… horripilantes de nous faire voir, en même temps, du sublime et de la finitude. Une dérobade incessante qui rendait fou de désir. Alors, les images n’étaient pas sages, elles étaient capables d’avoir des moustaches et des poils au menton. LHOOQ. Ces belles images d’antan que sont elles devenues ? La culture industrielle les a rendues bêtes et méchantes. Trop simultanées pour se dérober, elles s’entassent, sont sans imagination, nous enlèvent toute envie d’en jouer. Ces nouvelles images décervelantes, nous voulons les frapper au marteau sur l’enclume de nos forces, les faire sonner faux… jusqu’à obtenir la bonne tonalité. Nous attendons la transmutation des images, une autre représentation, moins évidente. Ce moment énigmatique où on fera mentir les miroirs… quand en se regardant dans la glace on ne verra que son dos. D’ici là, il faudra mener une petite guerre( guérilla ) aux images réifiées des Temps Modernes.
Alain Caucat, du Mouvement des Clandestins.
Date: 05/04/07
Programme :
Lecture d'extraits du livre
Débat avec l'auteur
Présentation d' Arbouse éditions et de la collection les clandestins.
A.C vit et travaille dans cette région des cévennes qui fut le pays camisard. Cette résistance huguenote lui a en partie inspiré son concept de clandestinité. Voilà pourquoi l'auteur a souhaité que soit projeté, en illustration de son propos, le film de René Allio : Les camisards.
Ensuite précisé le lieu : Médiathèque d'Onet le château à 15h00.
Cest un peu comme sur les photographies pour les lotions capillaires... Avant et après. Avant et après la Révocation de la pensé... Après, les cheveux se dressent sur la tête. la Révocation de la pensé, un livre ? Pas du tout... Un livret ? Peut-être... Un opuscule à coup sûr. Opusculaire à faire peur... ça parle d'outre-tombe aux vivants ou ça parle de vivant à des morts. Un dialogue qui n'a rien de carmélite. Assez peu contemplatif, complètement terreux. Un livre noir, avec une queue mais sans tête comme le couteau de Lichtenberg, un livre sans lame auquel manque le manche. On peut s'en servir quand même. Il pense mal puisqu'on lui a coupé la tête mais il gigote encore. Il inverse et traverse tout, y compris les miroirs qui ne réfléchissent plus grand-chose. Les Clandestins qui ne manquent pas d'air (il y a beaucoup de musiciens parmi eux) sont nés de ce livre. Ils en ont eu le souffle coupé. Il leur restait l'air mais plus la chanson. Alors ils se sont réunis, pour se donner du courage ils ont entonné le psaume 68, le fameux psaume des batailles, puis ils ont invoqué le grand Esoterik Satie. Ils ont crû que le chant guerrier du roi des haricots les sortirait d'affaire... Mais à la vitesse où vont les choses c'était trop tard... C'était la fin des haricots, la fin de tout. Depuis ils chantent en sourdine, un peu dans le désert. Il suffit de tendre l'oreille. Vous reconnaîtrez un air léger, moins gros qu'un bœuf sur le toit, plus petit qu'un flonflon... Un air pur d'avant la Révocation de la pensé.
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